La CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins Français) a publié en décembre 2025 un chiffre qui interpelle : le revenu net d'activité indépendante moyen d'un médecin généraliste libéral atteint 89 238 € par an pour les revenus 2023. Derrière cette moyenne se cachent des réalités très contrastées. Certaines spécialités dépassent allègrement 400 000 € annuels, quand d'autres peinent à dépasser 60 000 €. Le salaire d'un médecin varie selon la spécialité choisie, le mode d'exercice (libéral ou salarié), l'ancienneté, la localisation géographique et le secteur conventionnel. Que vous envisagiez la médecine générale comme carrière ou que vous souhaitiez comparer les rémunérations avant de vous orienter, cet article vous donne tous les chiffres clés, sourcés et actualisés.
Salaire moyen d'un médecin généraliste en France en 2026
Du chiffre d'affaires au revenu net en libéral
Un médecin généraliste libéral exerçant à activité moyenne génère un chiffre d'affaires annuel d'environ 210 000 €, honoraires et forfaits confondus. Mais ce montant brut ne reflète pas ce qu'il perçoit réellement. Les charges professionnelles, qui regroupent les cotisations URSSAF, la CARMF, la RCP (Responsabilité Civile Professionnelle), le loyer du cabinet, le secrétariat, la comptabilité et les assurances, absorbent 40 à 45 % du chiffre d'affaires. Il en résulte un bénéfice non commercial (BNC) d'environ 120 000 € par an.
Après déduction de l'impôt sur le revenu, le revenu net disponible se situe généralement entre 4 500 € et 5 500 € par mois pour une activité standard. La DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques) évalue dans ses données 2024 (revenus 2021) à 95 000 € le revenu annuel moyen d'un omnipraticien libéral. Ces deux sources convergent : l'exercice libéral en médecine générale offre une rémunération solide, à condition de maîtriser sa structure de coûts. Un recours à un expert-comptable et la création d'une SEL (Société d'Exercice Libéral) permettent souvent de réduire significativement la pression fiscale.
Les tarifs de consultation depuis la convention 2024-2029
La convention médicale 2024-2029, signée entre l'Assurance Maladie et les syndicats de médecins libéraux, a revu la tarification à la hausse. Depuis le 22 décembre 2024, la consultation standard s'établit à 30 €, contre 26,50 € auparavant. La consultation d'un enfant de moins de 6 ans est fixée à 35 €.
La téléconsultation généraliste reste à 25 €, inchangée depuis cinq ans. L'avis ponctuel consultant se négocie à 60 €. Depuis janvier 2026, la consultation longue pour un patient de plus de 80 ans est également facturée 60 €. Sachant qu'un généraliste réalise en moyenne 20 consultations par jour, ces revalorisations tarifaires se traduisent concrètement sur les honoraires annuels.
Salaire d'un médecin généraliste à l'hôpital : la grille des praticiens hospitaliers
Structure de la rémunération hospitalière
La rémunération hospitalière d'un Praticien Hospitalier (PH) repose sur une grille indiciaire organisée en 13 échelons. Le traitement indiciaire brut débute à environ 4 200 € par mois à l'échelon 1 et peut atteindre 9 000 € bruts mensuels à l'échelon 13. À cela s'ajoute l'indemnité d'engagement de service public exclusif (IESPE), qui représente environ 1 010 € par mois supplémentaires pour les praticiens s'y engageant.
Les gardes hospitalières constituent un levier de rémunération non négligeable : une garde de nuit en semaine est valorisée à environ 474 €. Des primes complémentaires, comme la prime de solidarité territoriale, la prime médicale d'attractivité ou l'indemnité multisite, peuvent également s'ajouter selon les affectations.
Revenus nets mensuels selon l'ancienneté à l'hôpital
Concrètement, un PH débutant (échelons 1 à 3, peu de gardes) perçoit un revenu net mensuel de 4 000 à 5 000 €. En milieu de carrière (échelons 6 à 9, gardes régulières), la fourchette monte à 5 500 à 7 000 € nets par mois. En fin de carrière, à l'échelon 13 avec des responsabilités élargies, le praticien atteint 7 000 à 8 500 € nets mensuels.
Un médecin généraliste salarié à l'hôpital perçoit, gardes et primes incluses, entre 5 000 et 7 000 € nets par mois. Le statut salarié offre une stabilité et une progressivité lisibles, ce que beaucoup apprécient en début de carrière.
Salaire d'un médecin généraliste débutant : de l'internat aux premières années d'installation
Les indemnités pendant les études et l'internat
Devenir médecin généraliste requiert environ 10 ans d'études après le baccalauréat avec des enseignements de spécialités scientifiques, dont 3 ans d'externat et 4 ans d'internat pour le DES (Diplôme d'études spécialisées) de médecine générale. L'accès passe par le PASS (Parcours d'Accès Spécifique Santé) ou la L.AS (Licence avec option Accès Santé).
Durant l'externat (cycle DFASM, 4e à 6e année), l'indemnité de stage hospitalier s'élève à 1 600 à 2 100 € bruts par mois selon l'année et les gardes. Un interne en première année de médecine générale touche environ 1 600 € bruts par mois hors gardes. En troisième et dernière année du DES, avec des gardes régulières, cette rémunération atteint 2 800 € bruts mensuels.
Les premières années après la thèse
Le médecin remplaçant perçoit généralement une rétrocession de 70 à 80 % des honoraires du confrère remplacé. C'est souvent la première étape après la thèse, permettant de découvrir différents cabinets avant de s'installer. Il faut compter 6 à 18 mois pour stabiliser une patientèle lors d'une première installation en libéral.
L'assistanat partagé en zone sous-dense constitue une alternative intéressante : ce statut hybride combine une rémunération sécurisée et une prime d'installation. Pour un médecin débutant installé en libéral, les fourchettes s'établissent entre 69 000 et 72 000 € bruts annuels, soit un revenu net mensuel de 4 564 à 4 765 €.
Comment le salaire d'un médecin généraliste évolue-t-il au cours de la carrière ?
Tendances d'évolution selon l'ancienneté
Les données DREES 2024 (revenus 2017-2021) révèlent une progression annuelle globale de seulement +0,7 % en euros constants. Mais ce chiffre masque des trajectoires opposées selon l'ancienneté. Les médecins installés depuis moins de 10 ans subissent une baisse de 2,8 % par an, notamment parce qu'ils construisent encore leur patientèle, et que la pandémie a lourdement pesé sur leurs débuts.
À l'inverse, ceux installés depuis 10 à 29 ans progressent de +2,6 % par an, et ceux en exercice depuis 30 ans ou plus enregistrent +2,3 % annuels. Le pic de revenu se situe généralement entre 45 et 60 ans, une fois la patientèle fidélisée et les charges amorties.
Profil confirmé et senior : les chiffres
La progression salariale au fil de la carrière est substantielle. Un médecin généraliste sans expérience démarre à 85 000 € bruts annuels, passe à 90 000 € au stade junior, atteint environ 115 000 € confirmé et dépasse les 133 000 € comme senior. Un profil expérimenté génère entre 117 000 et 120 000 € bruts par an, soit 7 773 à 7 973 € nets mensuels.
Pour replacer ces chiffres dans leur contexte, le revenu moyen d'un médecin généraliste dépasse de 194 % le salaire moyen en France. La pension retraite moyenne de la CARMF pour les libéraux s'établit à environ 3 000 € par mois, ce qui incite beaucoup de praticiens à compléter via l'épargne retraite Madelin.
Les aides et compléments de rémunération souvent méconnus
ROSP, forfait médecin traitant et forfait structure
Les honoraires de consultation ne représentent qu'une partie du revenu d'un médecin généraliste libéral. Le Forfait Médecin Traitant (FMT) verse annuellement 6 000 à 8 000 € selon l'étendue de la patientèle. La ROSP (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique) ajoute en moyenne 5 000 € par an supplémentaires lorsque les objectifs de prévention et de prescription sont atteints.
Côté fiscalité, l'abattement forfaitaire de 26 % pour le calcul des cotisations en secteur 1 (plafonné à 1,3 PASS depuis 2025) allège la pression sociale. Les frais déductibles (cotisations Madelin, assurances professionnelles, équipements médicaux, frais de véhicule, formation) permettent d'optimiser le bénéfice non commercial déclaré. L'outil de simulation disponible sur mon-entreprise.urssaf.fr aide à estimer précisément ces cotisations.
Les aides à l'installation en zones prioritaires
Pour encourager l'installation dans les zones rurales et les déserts médicaux, les pouvoirs publics ont renforcé les dispositifs d'aide. Depuis janvier 2026, les aides sont versées automatiquement : 10 000 € pour une Zone d'Intervention Prioritaire (ZIP) et 5 000 € pour une Zone d'Action Complémentaire (ZAC).
Le forfait patientèle bénéficie d'une majoration dégressive attractive pour les jeunes médecins s'installant en désert médical : +50 % la première année, +30 % la deuxième, +10 % la troisième. Ces aides à l'installation transforment réellement l'équation financière, notamment pour les premiers installés en libéral dont les revenus sont structurellement plus faibles les premières années.

Libéral ou salarié : quel mode d'exercice paie le mieux ?
Les avantages financiers du statut libéral
La pratique libérale offre, à activité développée, des revenus potentiellement plus élevés que le statut salarié. La création d'une SEL permet une réduction significative des charges sociales. Les cotisations URSSAF représentent environ 30 % du bénéfice net en secteur 1, un taux qu'une structuration intelligente peut optimiser.
Parmi les généralistes, 95 % exercent en secteur 1 et seulement 5 % en secteur 2. Pourtant, ce dernier génère en moyenne 30 % de revenus supplémentaires grâce aux dépassements d'honoraires. L'OPTAM (Alternative Pratique Tarifaire Maîtrisée) constitue un compromis : les médecins de secteur 2 y adhérant limitent leurs dépassements en échange d'une meilleure prise en charge par l'Assurance Maladie pour leurs patients. Fait révélateur : 31 % des médecins libéraux cumulent une activité salariée complémentaire, signe que l'exercice mixte se normalise.
Les atouts du statut salarié
Le salariat présente des avantages non négligeables. Protection sociale complète, congés payés, formation continue prise en charge, cotisations retraite garanties et un optimal équilibre vie professionnelle-personnelle constituent les arguments principaux. Pour un médecin hospitalier, la grille indiciaire offre une visibilité sur l'évolution de carrière que le libéral ne garantit pas.
| Statut | Revenu net mensuel moyen | Atouts principaux |
|---|---|---|
| Libéral secteur 1 | 4 500 €, 5 500 € | Autonomie, revenus évolutifs, frais déductibles |
| Libéral secteur 2 | +30 % vs secteur 1 | Dépassements d'honoraires, forte patientèle fidèle |
| Praticien Hospitalier | 4 000 €, 8 500 € | Grille progressive, primes, gardes rémunérées |
| Salarié hôpital (généraliste) | 5 000 €, 7 000 € | Protection sociale, stabilité, congés payés |
Salaire d'un médecin généraliste selon la région
Disparités territoriales et données 2025
La localisation géographique impacte fortement les revenus. La Normandie affiche le salaire brut régional le plus élevé avec 9 166 € par mois (110 000 € par an). La Corse, l'Mis à part-Mer et le Centre-Val de Loire atteignent 8 902 € par mois (106 834 € par an). Les Pays de la Loire s'en approchent avec 8 914 € mensuels (106 979 € annuels).
Plusieurs régions se stabilisent autour de 8 333 € par mois (100 000 € par an) : Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Vaste Est. En revanche, l'Île-de-France, la Bretagne et les Hauts-de-France plafonnent à 7 500 € bruts mensuels (90 000 €/an). L'écart entre Normandie et Île-de-France représente 20 000 € annuels, ce qui n'est pas anodin.
L'impact de la désertification médicale sur les revenus
La densité moyenne de généralistes en France s'établit à 11,3 pour 10 000 habitants au 1er janvier 2025, avec environ 95 000 médecins généralistes sur 241 255 médecins en activité. 11 % des Français n'ont pas de médecin traitant, soit près de 7,5 millions de personnes. Cette pénurie crée une demande structurelle dans de nombreux territoires.
Les zones rurales ou défavorisées cumulent faible concurrence et aides renforcées, ce qui rend l'installation financièrement compétitive. Pour un jeune médecin, rejoindre une maison médicale en territoire sous-dense peut s'avérer plus rentable à court terme qu'une installation en métropole dense.
Classement des spécialités médicales par niveau de rémunération
Les spécialités les mieux rémunérées
Selon la DREES 2024 (revenus 2021), les écarts entre spécialités sont saisissants. Le radiothérapeute trône au sommet avec plus de 400 000 € annuels, suivi du médecin nucléaire à environ 300 000 €. Les radiologues atteignent 210 000 €, les anesthésistes-réanimateurs 200 000 €, les ophtalmologues 190 000 €.
Les chirurgiens se positionnent entre 180 000 et 280 000 €, les cardiologues autour de 170 000 €, les gastro-entérologues à 165 000 € et les dermatologues à 150 000 €. Le rapport entre les 10 % les mieux rémunérés et les 10 % les moins bien payés atteint un facteur 7, illustrant l'ampleur des disparités.
| Spécialité | Revenu annuel moyen (DREES 2024) |
|---|---|
| Radiothérapeute | > 400 000 € |
| Médecin nucléaire | ~300 000 € |
| Radiologue | ~210 000 € |
| Anesthésiste-réanimateur | ~200 000 € |
| Ophtalmologue | ~190 000 € |
| Chirurgien | 180 000 €, 280 000 € |
| Cardiologue | ~170 000 € |
| Médecin généraliste | ~95 000 € |
| Psychiatre | ~90 000 € |
Les spécialités aux revenus plus modérés
La médecine générale et la pédiatrie partagent la même moyenne annuelle d'environ 95 000 €, tandis que la psychiatrie se situe à 90 000 €. Ces spécialités cliniques, peu tournées vers les actes techniques, génèrent structurellement moins de revenus.
Les données BNC 2019 par spécialité libérale confirment cette tendance : allergologie à 62 434 €, endocrinologie à 58 178 €, gynécologie médicale à 57 946 €, gériatrie à 58 001 € et médecine d'urgence à 36 825 €. Franchement, les spécialités sans actes techniques importants plafonnent souvent sous la médiane de la profession.
Salaire des médecins spécialistes à l'hôpital et en libéral : focus sur les principales spécialités
Anesthésiste-réanimateur, chirurgien et radiologue
Les spécialités techniques présentent les écarts les plus marquants entre hôpital et secteur privé. Un anesthésiste-réanimateur à l'hôpital public perçoit entre 6 000 et 10 000 € nets par mois, contre 160 000 à 220 000 € nets annuels en libéral ou clinique privée. La différence est considérable.
Pour les chirurgiens, la grille hospitalière démarre à 51 219 € bruts (43 405 € nets) à l'échelon 4 avec une indemnité compensatrice de 5 724 € bruts annuels. Après 15 ans d'activité (échelon 11), le traitement atteint 73 361 € bruts, soit 62 170 € nets. Les gardes hospitalières complètent ce revenu : environ 250 € pour une garde obligatoire, 450 € pour une garde volontaire et 900 € un jour férié. En libéral, un chirurgien peut atteindre 150 000 à 350 000 € par an selon la spécialité chirurgicale.
Gynécologue, neurologue, infectiologue et médecin légiste
Le gynécologue-obstétricien salarié à l'hôpital perçoit entre 5 000 et 8 000 € nets mensuels selon l'ancienneté, et peut atteindre 120 000 à 180 000 € annuels en libéral. Le neurologue affiche des fourchettes comparables : 5 000 à 8 000 € nets à l'hôpital et 90 000 à 140 000 € en libéral.
L'infectiologue, qui exerce principalement en milieu hospitalier, perçoit entre 4 500 et 7 500 € nets mensuels selon ses responsabilités. Le médecin légiste, également salarié, se situe entre 4 000 et 6 500 € nets par mois. Le pédiatre libéral présente une moyenne de 6 250 € nets mensuels avant impôts, soit environ 75 000 € par an.

Ce qui fait vraiment varier le salaire d'un médecin
Les facteurs structurels de différenciation
Plusieurs variables expliquent les écarts de rémunération. Le caractère technique ou interventionnel des actes constitue le facteur le plus déterminant : une spécialité réalisant des actes complexes et fréquents génère mécaniquement plus de revenus. La possibilité de pratiquer des dépassements d'honoraires (secteur 2, OPTAM) amplifie cet atout.
L'écart de revenus entre hommes et femmes mérite d'être souligné sans détour : 148 000 € contre 90 000 € par an en moyenne, toutes spécialités confondues. Cette différence s'explique en partie par des choix de spécialités et des volumes d'activité distincts, mais pas uniquement. L'ancienneté, le mode d'exercice et la localisation géographique complètent ce tableau.
Les leviers d'optimisation de la rémunération
Pour augmenter ses revenus, plusieurs stratégies s'offrent aux médecins. La certification en médecine esthétique ou dans les soins du vieillissement, la spécialisation en médecine sportive, la maîtrise de la télémédecine constituent des voies d'évolution professionnelle en forte croissance. Des postes de direction dans des centres de santé ou la création d'une structure médicale propre ouvrent des perspectives financières différentes.
- Création d'une SEL pour réduire les charges sociales et optimiser la fiscalité
- Mobilisation des frais déductibles : cotisations Madelin, assurances, équipements, véhicule, formation
- Adhésion à l'OPTAM pour les médecins de secteur 2 souhaitant améliorer l'accès de leurs patients à l'Assurance Maladie
- Investissement dans des services de prévention ou de bien-être complémentaires à l'activité médicale
- Exercice dans des zones sous-denses pour cumuler aides à l'installation et moindre concurrence
Salaire d'un médecin à l'étranger : comparatif Europe et au-delà
Les rémunérations en Europe et dans les pays francophones
Les revenus internationaux des généralistes révèlent des disparités frappantes. La Suisse domine avec 9 000 à 18 000 CHF nets mensuels, suivie du Luxembourg à 8 000-12 000 €. Le Royaume-Uni (NHS) offre 6 000 à 9 000 £, l'Allemagne entre 5 500 et 7 500 €, la Belgique de 4 000 à 6 500 €.
En bas du classement européen, l'Espagne propose 2 800 à 4 500 € et le Portugal 2 500 à 3 500 €. Ces écarts expliquent en partie les départs de médecins français vers certains voisins, notamment la Suisse ou le Luxembourg. Hors Europe, le Québec attire avec des revenus de 15 000 à 25 000 CAD nets mensuels, tandis que le Maroc offre entre
1 500 et 4 000 € selon le mode d'exercice et la localisation.
Médecin formé à l'étranger ou exerçant hors de France
Un médecin formé à l'étranger souhaitant exercer en France bénéficie d'une reconnaissance automatique de son diplôme reconnu s'il l'a obtenu dans un pays de l'UE ou de l'EEE. Pour les diplômes hors UE/EEE, le parcours passe par les Épreuves de Vérification des Connaissances (EVC) puis par le statut PADHUE avant d'obtenir une pleine autorisation d'exercice. Une fois cette étape franchie, aucune différence de rémunération ne s'applique avec les médecins formés en France.
Une alternative croissante consiste à se former dans un pays européen partenaire dont le diplôme est reconnu en France et dans toute l'UE. Cette voie attire des étudiants refusés après le PASS ou la L.AS, et débouche sur des conditions d'exercice et de rémunération strictement identiques à celles d'un praticien formé sur le territoire national.
Questions fréquentes sur le salaire des médecins
Quel est le salaire net d'un médecin généraliste libéral en 2026 ? Pour une activité moyenne, le revenu net disponible après impôt sur le revenu se situe généralement entre 4 500 et 5 500 € par mois. Ce chiffre repose sur un bénéfice non commercial d'environ 120 000 € et des charges professionnelles représentant 40 à 45 % du chiffre d'affaires.
Combien gagne un médecin généraliste débutant ? Un premier installé en libéral perçoit entre 4 564 et 4 765 € nets mensuels, soit 69 000 à 72 000 € bruts annuels. Les médecins remplaçants avant installation touchent une rétrocession de 70 à 80 % des honoraires du médecin remplacé.
Quelle est la spécialité médicale la mieux rémunérée ? Sans ambiguïté, le radiothérapeute domine avec plus de 400 000 € par an selon la DREES 2024. Les spécialistes en imagerie médicale, anesthésie-réanimation et chirurgie complètent le podium.
Un médecin spécialiste gagne-t-il plus en libéral qu'à l'hôpital ? Généralement oui, pour les spécialités techniques. Un anesthésiste en libéral ou clinique privée peut atteindre 160 000 à 220 000 € nets annuels, contre 6 000 à 10 000 € nets mensuels à l'hôpital public. La différence est encore plus marquée pour les chirurgiens et les radiologues.
- Salaire net mensuel médecin généraliste libéral (activité moyenne) : 4 500 à 5 500 €
- Salaire net mensuel médecin généraliste débutant : 4 564 à 4 765 €
- Rétrocession médecin remplaçant : 70 à 80 % des honoraires
- Spécialité la mieux rémunérée : radiothérapeute, plus de 400 000 € par an
- Revenu libéral vs hospitalier : supérieur en libéral pour les spécialités techniques
Les revenus varient-ils vraiment selon la région ? Oui, et significativement. La Normandie affiche 110 000 € bruts annuels, quand l'Île-de-France plafonne à 90 000 €, soit un écart de 20 000 € par an pour le même métier. Le salaire par région traduit à la fois la démographie médicale locale et l'attractivité des aides à l'installation.
Vers une carrière médicale mieux rémunérée : pistes concrètes et arbitrages à anticiper
Avant de choisir entre exercice libéral et salariat, entre médecine générale et spécialité, entre zone urbaine et désert médical, il vaut mieux simuler précisément sa situation. L'outil mon-entreprise.urssaf.fr permet d'estimer les cotisations à partir du BNC déclaré. Un expert-comptable spécialisé en professions médicales peut identifier les leviers d'optimisation fiscale adaptés : choix du régime d'imposition, création d'une SEL, mobilisation des frais déductibles, mise en place d'une épargne retraite via les contrats Madelin.
L'arbitrage entre spécialités méritait également d'être posé dès le choix de l'internat. Les données sont claires : une spécialité interventionnelle ou technique multiplie par trois ou quatre le revenu d'une spécialité clinique pure. Mais la qualité de vie, la relation de confiance avec les patients, la polyvalence et la proximité propres à la médecine générale ont une valeur que les chiffres ne capturent pas.
- Simuler ses cotisations via mon-entreprise.urssaf.fr avant toute installation
- Consulter un expert-comptable spécialisé professions de santé pour optimiser la structure juridique
- Évaluer les aides disponibles en ZIP ou ZAC selon la zone d'installation envisagée
- Comparer précisément les fourchettes de rémunération selon l'ancienneté et la spécialité avant de s'orienter
Enfin, les débouchés variés de la médecine générale méritent d'être rappelés : hôpital, milieu scolaire, médecine du travail, cabinet libéral, structure privée, associations humanitaires. Le médecin coordonnateur, le médecin du sport ou le médecin conseil atteignent tous environ 100 000 € annuels. L'évolution professionnelle ne se limite pas à la seule pratique clinique, et les perspectives de rémunération s'élargissent pour qui anticipe stratégiquement ses choix de carrière.
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Raphaël est un autodidacte en finance et parisien, passionné par la transmission de connaissances pratiques. Il publie des analyses claires et des conseils pragmatiques pour aider ses lecteurs à mieux comprendre les marchés et gérer leur patrimoine. Son approche accessible et méthodique vise à démystifier la finance pour un public large.